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Savoir déléguer

Si votre agenda professionnel semble déjà bien rempli, inutile de le charger davantage. Cela est contre-productif sur le long terme. En revanche, quand une activité est en plein essor, il est vivement conseillé de s’entourer d’autres compétences car chercher à tout faire soi-même peut conduire à un état de stress permanent. C’est le moment de faire confiance et d’oser déléguer.

Déléguer n’a rien de dévalorisant. Au contraire ! C’est une opportunité de libérer son esprit, de se ressourcer, de gagner l’estime de son entourage et de mobiliser sa créativité. Mais c’est aussi un défi que l’on se lance en prenant un pari sur une personne, une tâche à accomplir, une situation… sachant que former peut aussi apparaître comme une expérience délicate à mener.

« Beaucoup de dirigeants ont du mal à se trouver un second, ce bras droit indispensable sur lequel s’appuyer », déplore Olivier Torrès, président d’Amarok, l’Observatoire de la santé des dirigeants. Car selon lui, le premier pas vers la délégation exige de faire tomber quelques barrières psychologiques : la peur de perdre le contrôle et les privilèges du statut de « chef », l’obsession pour le « autant le faire moi-même », l’angoisse de livrer les secrets de réussite de l’entreprise et… celle de devoir céder du pouvoir. « Pourtant, insiste Christophe Emptaz, consultant en entreprise*, déléguer, ce n’est pas perdre du pouvoir, mais en partager une partie. Et quel gain de temps par la suite, même s’il faut savoir en perdre un peu au début pour assurer la formation ! ».

Pour faire émerger la bonne personne au sein de son entreprise et déceler les collaborateurs les plus motivés et les plus talentueux, Olivier Torrès recommande de créer des challenges en accordant une forte autonomie d’exécution aux salariés. Et ainsi, déchargé d’un certain nombre de tâches, le dirigeant peut alors se concentrer sur l’essentiel ; la préparation de l’avenir et la stratégie de croissance, en résumé, sur son cœur de métier. « Le dirigeant est le capitaine qui donne le cap et qui veille à ce qu’il soit maintenu, mais il n’est pas à la barre, ne hisse pas les voiles, ne descend pas dans la soute… » rappelle Christophe Empatz. Cette métaphore bien connue résume le principe de la délégation et sa portée.

et manager au sein du groupe Cegos, spécialisé dans la formation.

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